YANN KASTLER / VACHES ALLAITANTE À BONEN / ROSTRENEN

En 2007, après une expérience dans l’élevage à l’étranger, Yann Kastler s’installe en Bio, à Bonen, sur la commune de Rostrenen. Yann est utilisateur de l’abattoir intercommunal de Rostrenen. Rencontre.

Pouvez-vous présenter votre exploitation ?

Mon exploitation se situe à Bonen où j’élève 65 vaches allaitantes de la race Limousine. J’ai constitué 7 troupeaux qui tournent sur 8 paddocks. J’ai trois troupeaux de vaches, deux troupeaux de génisses, un troupeau de boeufs et un autre composé de 12 taureaux. Je suis en agriculture biologique et je cultive les céréales qui vont nourrir mes bêtes. L’exploitation s’étend sur 130 hectares et est en autonomie alimentaire. Je vends mes bêtes en circuit-court, mais aussi en circuit-long par l’intermédiaire de BVB – Bretagne Viandes Bio.

Vous êtes utilisateurs de l’abattoir de Rostrenen. Quels en sont les avantages ?

Comme beaucoup d’éleveurs, je dirai que le premier avantage est la proximité ! D’ici, l’abattoir intercommunal est à portée de bétaillère. Je mets 5 minutes à m’y rendre. C’est une chance pour notre territoire. D’ailleurs beaucoup d’apporteurs d’animaux ont environ 30 minutes de route, en tous cas, moins d’une heure. J’apprécie aussi que le boucher qui découpe mes carcasses soit juste à côté, à Glomel ! Il vient prendre directement la viande.

Est-ce que le fait que ce soit une petite structure est gênant pour vous ?

Pas du tout ! Il est capital de préserver cet outil sur notre territoire. C’est un plus pour nos animaux. Quand je conduis une vache, tout se passe sur rendez-vous : je sais que ma bête ne va pas rester attendre.

A quelle fréquence venez-vous à l’abattoir ?

Sur l’année, j’y emmène 5 grosses vaches. Ça semble peu comme ça, mais chaque vache dépasse les 500 kg. Ce sont des bêtes qui ont pris le temps d’avoir plusieurs veaux, ce qui bonifie la viande. Elles ont eu une belle vie aux champs. Une fois abattues, les carcasses seront vendues en circuit-court, directement du producteur au consommateur. Mon seul intermédiaire est le boucher. La viande découpée sera distribuée entre 16 clients. C’est toute une organisation !

Qu’appréciez vous en particulier ?

Outre l’accueil et la proximité, dans ce petit abattoir, je peux laisser ma viande maturer une vingtaine de jours dans les chambres froides. C’est important pour la qualité de la viande qui va ainsi gagner en tendreté.

Êtes-vous investi dans la SCIC ?

Je l’ai été. Aujourd’hui j’ai passé le flambeau à d’autres éleveurs. Mais je défends cet outil de travail qui est absolument vital pour notre territoire. Les associés de la SCIC se battent pour que l’abattoir perdure. Ils nous permet à tous de travailler en filière courte de A à Z.

oznorCBT

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire